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Review of Denver Graninger, Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly, Leiden, 2011. 1 vol. 16 × 24 cm, x+210 p. (Brill Studies in Greek and Roman Epigraphy). ISSN : 1876-2557. ISBN : 978-90-04-20710-3.

Review of Denver Graninger, Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly, Leiden, 2011. 1 vol. 16 × 24 cm, x+210 p. (Brill Studies in Greek and Roman Epigraphy). ISSN : 1876-2557. ISBN : 978-90-04-20710-3.
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  Kernos 25 (2012)Varia ................................................................................................................................................................................................................................................................................................ Stefano Caneva Denver GRANINGER , Cult and Koinon inHellenistic Thessaly ................................................................................................................................................................................................................................................................................................ Avertissement Le contenu de ce site relève de la législation française sur la propriété intellectuelle et est la propriété exclusive del'éditeur.Les œuvres figurant sur ce site peuvent être consultées et reproduites sur un support papier ou numérique sousréserve qu'elles soient strictement réservées à un usage soit personnel, soit scientifique ou pédagogique excluanttoute exploitation commerciale. 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URL : http://kernos.revues.org/2059Éditeur : Centre International d’Etude de la religion grecque antiquehttp://kernos.revues.orghttp://www.revues.orgDocument accessible en ligne sur :http://kernos.revues.org/2059Document généré automatiquement le 27 octobre 2012. La pagination ne correspond pas à la pagination de l'éditionpapier. Tous droits réservés  Denver GRANINGER, Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly2 Kernos, 25 | 2012 Stefano Caneva Denver GRANINGER , Cult and Koinon inHellenistic Thessaly Pagination de l'édition papier : p. 356-358 1 Le livre de Denver Graninger (D.G.), issu de la révision de sa thèse doctorale présentée en2006 à la Cornell University, apporte via les sources épigraphiques une contribution variée àl’étude de l’histoire politique et culturelle de la Thessalie ancienne. Le cœur de cette rechercheest constitué par l’analyse de la fonction des sanctuaires et des calendriers thessaliens dansl’organisation administrative de la région aussi bien que dans la constitution d’une identitépan-thessalienne, avec une attention particulière pour la période 196-27 av. J.-C. Dans cebut, l’A. offre aussi un profil historique des événements politiques et militaires concernantles nombreux ethnê  thessaliens et leurs systèmes associatifs et administratifs, de l’époquearchaïque au début du principat. 2 Un long excursus historiographique (Chapitre I : Thessalian Histories , p. 7-42) permet eneffet de passer en revue les rapports entre les différents ethnê  de la région, encadrés entrehégémonie des Thessaloi et autonomie des peuples  perioikoi , depuis leurs srcines mytho-historiques jusqu’à la réforme des critères d’assignation des votes à l’Amphictionie de Delphessous Auguste, qui marque la fusion définitive des peuples de la région sous l’ethnique communde Thessaloi . 3 Le deuxième chapitre ( The Federal Sanctuaries , p. 43-86), constituant la première section detravail, analyse les documents concernant les deux sanctuaires pan-thessaliens où, à partir dela grande réforme réalisée par T. Quinctius Flamininus en 196, la Ligue thessalienne publia sesdécrets : il s’agit du sanctuaire d’Athéna Itônia près de Philia, en Thessalie occidentale, et decelui de Zeus Eleutherios dans la capitale Larissa. L’A. discute la fonction pan-thessalienne desdeux sanctuaires et les raisons de leur choix pour représenter l’unité de la Ligue, en observantles démarches différentes qui les concernent. D’une part, l’élévation à niveau pan-régional duculte d’Athéna Itônia, tout en s’appuyant sur des cultes précédents auxquels des observateursnon thessaliens pouvaient déjà reconnaître une importance régionale, ne se serait véritablementréalisée, selon l’analyse soigneuse qui est menée, qu’après la réorganisation fédérale achevéepar Flamininus. Dès lors, le sanctuaire de Philia aurait été associé à l’identité thessalienneà cause de sa position dans une région, celle de la Thessalie occidentale, traditionnellementdisputée entre Thessaliens et Macédoniens, et en plus identifiée par les récits mythiquescomme la première aire d’établissement des Thessaliens provenant de l’Épire méridionale.D’autre part, l’institution du culte de Zeus Eleutherios et des fêtes  Eleutheria se signale par sacomplète nouveauté et par la signification clairement idéologique, qui remploie la mémoire desguerres médiques pour célébrer les Thessaliens, alignés du côté des Romains contre Philippe Vpendant la II e guerre macédonienne. La deuxième partie du chapitre est dédiée aux  Eleutheria et à une nouvelle évaluation des compétitions athlétiques et, en second temps, théâtrales qui ysont célébrées. À cet égard, D.G. combine la réédition des listes des vainqueurs de Larissa, quifait l’objet de son appendice épigraphique (p. 159-182), avec la discussion de quelques aspectsproblématiques des concours, notamment les rapports entre Thessaliens et étrangers dans lescompétitions et la nature de la ‘triade’ thessalienne. Ce dernier point se présente comme untrait distinctif des  Eleutheria , dont la composition montre un lien particulier avec l’orgueilthessalien en matière de chevaux : on y trouve une chasse au taureau pratiquée à cheval, puisl’ aphippolampas et l’ aphippodromas , ces derniers étant respectivement une course à chevalavec une torche et, probablement, un spectacle de cavaliers descendant et remontant sur leurcheval au galop. On dispose à cet égard de quelques documents épigraphiques de Larisa(  IG IX 2, 535-537) qui témoignent d’une signification rituelle de l’épreuve de la chasse autaureau; or, on connaît déjà le scepticisme de l’A., d’ailleurs en grande partie partagé, quant aux  Denver GRANINGER, Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly3 Kernos, 25 | 2012 interprétations suggérant des échos initiatiques dans des pratiques religieuses thessaliennes 1 ,mais le sujet aurait peut-être mérité une brève discussion. 4 Le troisième chapitre ( The Thessalian Calendars , p. 87-114) aborde l’analyse des rapportsentre les différents calendriers locaux et l’instauration d’un calendrier commun de la Ligue,dont les srcines (soit que l’on propose une dérivation du calendrier de Larissa, soitune création hybride conçue dès le début comme pan-thessalienne) pourraient dater de lagrande réforme de Flamininus. Selon l’A., les délais d’acceptation de ce nouveau calendrierconstitueraient autant de témoignages de la résistance des communautés locales face àl’intégration pan-thessalienne, voire à la perte d’autonomie dans la réglementation du tempset des activités religieuses qui y sont liées. 5 Le quatrième chapitre (  International religion , p. 115-151) complète cette analyse en ajoutantune perspective extérieure, celle de l’évolution des critèresd’assignation des hiéromnémons auconseil amphictionique. Cette perspective permet de détecter une coïncidence approximativeentre l’intégration dans la Ligue thessalienne et l’emploi de l’ethnique des Thessaloi auniveau panhellénique. On peut en conclure que les démarches administratives de la Ligueont contribué à la construction d’une identité régionale dans plusieurs contextes politiques etreligieux (cf. p. 144-151 pour les dédicaces et l’envoi de theôroi au niveau international), maisqu’elles n’ont pas formé une voix unique dans ce processus. 6 Le chapitre conclusif ( Conclusion and Postscript: Ainian Futures , p. 153-158) offre un aperçudes développements postérieurs des rapports entre autonomie locale et identité régionale àl’époque impériale, à travers un bref cas d’étude concernant l’histoire de la ville d’Ainis. 7 En général, même si l’on constate parfois des lacunes dans la bibliographie non anglophone 2 ,l’analyse des enjeux politiques et idéologiques du dossier thessalien menée par l’A. estsoigneuse et bien menée. En outre, on constate avec satisfaction que l’approche del’A. s’éloigne de toute attitude primitiviste, visant à projeter ce que l’on connaît à traversles sources plus tardives sur les époques précédentes, selon la théorie tout aussi préconçueque répandue du caractère prétendument conservateur des sociétés du nord de la Grèce. Parconséquent, l’A. est à même de proposer un cadre nuancé et historiquement varié qui viseà placer chaque cas discuté, et les hypothèses qui en découlent, dans un contexte politique,religieux et culturel aussi affiné que possible. 8 On voit pourtant bien que les pratiques de gestion fédérale des sanctuaires et des concours,dont nous informent les sources, n’éclairent pas beaucoup les cultes au sens propre, à savoir lespratiques rituelles associées aux sanctuaires et aux fêtes qui y sont célébrées (cf. p. 77) : cecitout simplement parce que la nature des sources – des décrets de la Ligue thessalienne et deslistes des vainqueurs des  Eleutheria – n’envisagent pas ce thème dans leurs communications.De la même façon, l’analyse des systèmes gérant les délégations des différents ethnê  deThessalie dans le conseil de l’Amphyctionie peut difficilement aboutir à une évaluation del’identité religieuse des peuples concernés. Elle contribue plutôt à éclairer un thème différent :les manières dont la Ligue adapte et fait fonctionner les mécanismes communs de gestion dutemps (les calendriers) et les relations avec les sanctuaires en regard de la création de lieux etd’occasions de représentation fédérale. 9 Ces observations nous amènent à considérer la partie peut-être la moins convaincante de cetouvrage, à savoir le chapitre 3 sur les calendriers thessaliens. Une précision se révèle nécessaireà ce propos : on n’entend pas mettre en question le travail mené sur le dossier épigraphiqueattestant les noms des mois, les influences entre les calendriers des différentes  poleis etle processus menant à l’affirmation du calendrier pan-thessalien, mais plutôt la tentative,poursuivie par l’A., de détecter les cultes thessaliens à travers les noms des mois. Il s’approprieici (p. 89-95), de manière trop mécanique, une étude de Nilsson sur la relation entre les nomsdes mois grecs et leurs fêtes religieuses 3 pour proposer que l’emprunt des mois entre ethnê  thessaliens doit avoir comporté aussi un transfert de fêtes et, en conséquence, une révision durythme et des contenus de la vie religieuse des cités. L’échec de cette méthode se relève dansla fréquence des expressions qui démontrent l’inadéquation de la question posée au dossierdocumentaire (‘unattested’, 4 occurrences aux p. 100-105; ‘unknown’, ‘non-existent’, ‘littleindication’, ‘no explicit evidentiary connection’, ‘uncertain relationship’, une fois chaque  Denver GRANINGER, Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly4 Kernos, 25 | 2012 expression; ‘less clear’ à la p. 112), problème que l’A. lui-même est forcé de reconnaîtrelorsqu’il observe (p. 114) que « there is no evidence that the new month festivals were widelycelebrated in newly Thessalian territory (or celebrated at all – an objection which, we mustadmit, can be made of the tetrads as well) ». On peut remarquer à cet égard que cette équationstatique entre emprunts de noms des mois et de fêtes se révèle un outil heuristique contraire auxscrupules de contextualisation que l’A. adopte par rapport à l’analyse des processus d’emprunt,de révision et d’invention de traditions politiques aussi bien que religieuses. 10 D.G. ouvre son ouvrage sur la considération que l’étude de la religion thessalienne a souffertd’un manque d’attention dans la recherche moderne et que sa contribution vise donc à attirerl’attention sur la nécessité d’études de synthèse à ce sujet (p. 5) : c’est justement cet objectif de work in progress que l’on peut dire achevé dans ce livre. En revanche, il faut admettre quele domaine cultuel des fêtes et des rites demeure encore en dehors de la cible. Ce regret estpartiellement compensé par l’intérêt que le livre suscite du côté de l’histoire politique et descompétitions athlétiques de l’époque hellénistique.  Notes 1 Voir son article « Studies in the cult of Artemis Throsia »,  ZPE  162 (2007), p. 151-164.2 Par exemple, sur les revendications généalogiques de Pyrrhos (cf. p. 52-54), voir notamment S. FUNKE ,  Aiakidenmythos und Epeirotisches Konigtum: Der Weg einer Hellenischen Monarchie , Stuttgart, 2000.Pour Platées comme lieu de mémoire de l’autonomie grecque (p. 68-70), voir L. PRANDI ,  Platea: momentie problemi della storia di una polis , Padova, 1988; maintenant surtout M. JUNG ,  Marathon und Plataiai: Zwei Perserschlachten als „lieux de mémoire“ im antiken Griechenland  , Göttingen, 2006.3 M.P. NILSSON ,  Primitive Time-Reckoning , Lund, 1920, p. 363-364.  Référence(s) : Denver GRANINGER , Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly , Leiden, 2011. 1 vol. 16 ×24 cm, x+210 p. (Brill Studies in Greek and Roman Epigraphy) . ISSN : 1876-2557. ISBN :978-90-04-20710-3.  Pour citer cet article Référence électronique Stefano Caneva, « Denver GRANINGER , Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly »,  Kernos [Enligne], 25 | 2012, mis en ligne le 01 octobre 2012, consulté le 27 octobre 2012. URL : http:// kernos.revues.org/2059 Référence papierStefano Caneva, « Denver GRANINGER , Cult and Koinon in Hellenistic Thessaly »,  Kernos ,25 | 2012, 356-358.  À propos de l'auteur Stefano Caneva Université de Liège  Droits d'auteur Tous droits réservés
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